Pouvoir faire Los Angeles/ San Francisco en 35 minutes, New York / Washington en 29 minutes ou encore New York/ Pékin en deux heures ?

 

C’est le projet d’Elon Musk, PDG de Tesla et Space X, nommé Hyperloop. Le principe ? Une capsule transportant des personnes ou des marchandises à l’intérieur d’un tube à basse pression et à une vitesse de 1200 km/h.

L’implantation d’un centre de recherche a été annoncé par Hyperloop Transportation Technologies, et ce à Toulouse.

Si ce moyen de transport révolutionnaire séduit, il a notamment plu à Christian Brodhag, professeur à l’école des mines de Saint-Etienne. L’Hyperloop permettrait de faire Lyon / Saint-Etienne en seulement huit minutes à une vitesse de 400 km/h !

Ce projet couterait 700 millions d’euros d’après les calculs estimatifs, et un trajet aller serait vendu à une quinzaine d’euros.

 

  • OUI MAIS...

Une idée qui révolutionnerait le transport, oui, mais à certaines conditions. Le problème majeur que pose l’Hyperloop est son débit. En effet, seulement 28 personnes peuvent embarquer à bord de l’Hyperloop contre 1 000 dans un TGV.

Les chercheurs proposent de doubler la fréquence de capsule pour répondre à la demande sans pouvoir augmenter la capacité de l’Hyperloop qui serait bien trop couteuse. Mais des questions techniques se posent comme le temps minimum de sécurité entre chaque navette ou encore le temps de pressurisation et dépressurisation de la capsule qui pourrait ralentir la cadence.  

A cela s’ajoute les infrastructures à mettre en place pour cette navette supersonique. L’Hyperloop nécessite une infrastructure linéaire, ce qui signifie qu’il faudrait imaginer des viaducs ou encore tunnels et signifient donc des coûts supplémentaires.

Il ne faut pas oublier que les gens recherchent un moyen d’atteindre un point B depuis un point A. Si le RER dessert plusieurs communes entre Lyon et Saint-Etienne, l’Hyperloop ne le propose pas.

 

L’Hyperloop verra t’il le jour ? Si certains sont séduits par cette technologie, d’autres proposent de doubler le nombre de trains pendant les heures pleines et de prolonger le tram-train de Gorges de Loup/Brignais, jusqu’à Givors.